THS et cancers
Le cancer du sein
Le cancer du sein constitue le cancer féminin le plus fréquent et va concerner près d'une Française sur 10. La majorité des études n'a pas montré d'augmentation du risque jusqu'à 5 années de traitement hormonal substitutif. Au delà, une légère augmentation du risque a été observée dans certaines études.
Chez les femmes non traitées, on trouve 45 cancers du sein pour 1 000 femmes entre 50 et 70 ans. Lorsqu'elles ont suivi un THS pendant 5 ans, on trouvera 2 cancers supplémentaires (soit une femme sur 500 en plus) et si le traitement a duré 10 ans, on trouvera 6 cancers supplémentaires (une femme sur 166 en plus).
L'augmentation du risque ne concerne que les femmes en cours de traitement. A l'arrêt du THS, le risque redevient égal à celui des femmes n'ayant jamais pris d'hormones. Cette augmentation du risque de découvrir un cancer du sein en cours de traitement et sa disparition à l'arrêt du traitement pourraient s'expliquer par un effet-dépistage :
les femmes traitées sont mieux suivies et passent plus souvent des mammographies que les femmes non traitées. Il pourrait aussi se produire un effet promoteur des estrogènes, stimulant la croissance de lésions préexistantes, aboutissant à leur dépistage plus précoce.
Il faut souligner que les cancers du sein découverts sous traitements substitutifs sont de meilleur pronostic et de mortalité inférieure aux cancers du sein découverts chez des femmes non traitées.
Le cancer du colon
Le traitement hormonal substitutif diminue de 50 % environ la fréquence de ce cancer, 2ème cancer féminin chez les non fumeuses.
Le cancer de l'utérus
Le traitement hormonal substitutif n'a pas d'effet sur le cancer du col de l'utérus. Les estrogènes pris isolément pourraient augmenter la fréquence du cancer du corps de l'utérus, mais l'adjonction d'un progestatif annule ce risque.
Il faut souligner que la prescription et la surveillance d'un traitement hormonal substitutif constituent une excellente occasion d'effectuer un dépistage efficace et régulier des cancers. Les femmes traitées sont mieux surveillées que les autres.