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Les chiffres

Les chiffres  en 2001

L'espérance de vie d'une Française de 50 ans est actuellement de 33 ans : une femme va donc vivre presque aussi longtemps après sa ménopause qu'en période d'activité de ses ovaires, entre la puberté et la ménopause. D'autre part, grâce aux progrès de la médecine, la longévité augmente régulièrement et ainsi, une Française de 50 ans sur 4 va atteindre 90 ans. Cette augmentation de la longévité entraîne l'élévation de l'incidence de certaines pathologies, en particulier l'ostéoporose, les maladies coronariennes et la maladie d'Alzheimer.


la ménopause 

Il y a en France 10.000.000 femmes ménopausées dont 5.000.000 ont plus de 65 ans. Chaque année avec l'arrivée à l'âge de la ménopause des générations issues du " baby boom ", 400.000 nouvelles Françaises atteignent la cinquantaine. 

le traitement hormonal substitutif 

En l'an 2001, plus de 2.000.000 Françaises bénéficient déjà d'un traitement substitutif : elles représentent donc 20% de l'ensemble des femmes ménopausées ou plutôt deux femmes sur cinq entre 50 et 65 ans car le nombre de femmes traitées après 65 ans est très faible (seules 3% des femmes de plus de 65 ans bénéficient d'un THS). Le nombre de femmes traitées augmente régulièrement et elles sont ainsi 7 fois plus nombreuses qu'il y a 20 ans.

qui prescrit ? 

Le nombre de médecins prescripteurs, en particulier de médecins généralistes, augmente aussi très régulièrement : aujourd'hui la quasi-totalité des gynécologues français et près de la moitié des généralistes prescrivent des traitements substitutifs de la ménopause. Environ 52% des prescriptions sont faites par les gynécologues, 46% par les généralistes et 2% par toutes les autres spécialités. 

Les femmes-médecins font confiance au THS: dans une étude suédoise, Mattsson rapporte que si 35% des Suédoises de 55 ans utilisent un THS, ce pourcentage monte à 68% chez les femmes conjointes de généralistes, 72% chez les femmes médecins généralistes, 86% chez les conjointes de gynécologues et même 88% chez les femmes gynécologues. Issacs rapporte que les femmes médecins britanniques qui se traitent suivent le traitement plus longtemps: 71% plus de 5 ans et 58% plus de 10 ans. Le pourcentage important de femmes traitées dans les populations médicales et paramédicales traduit une bonne information et un accès facilité aux soins. A la fois usagères et prescriptrices de traitements hormonaux, ces femmes médecins constituent un exemple encourageant et rassurant pour l'ensemble de la population féminine.


demain 

La progression des traitements de la ménopause va se poursuivre dans différentes directions : l'augmentation du nombre de femmes traitées, l'allongement de la durée des traitements suivis et l'apparition de nouvelles indications du THS, comme les traitements tardifs. 
De nombreux éléments permettent ainsi de penser que le THS va poursuivre son expansion dans les années à venir:
    •    la meilleure information du public sur la ménopause et ses traitements;
    •    la personnalité des femmes de 50 ans aujourd'hui, moins fatalistes, plus volontaires et plus habituées à un suivi gynécologique que leurs aînées: les "générations pilule"
    •    la valeur d'exemple et le prosélytisme des femmes traitées et satisfaites;
    •    l'intérêt grandissant de la communauté médicale pour la ménopause comme en témoigne l'augmentation régulière du nombre de prescripteurs de THS;
    •    la meilleure formation des praticiens, plus aptes à des prescriptions personnalisées, mieux tolérées, plus efficaces et donc mieux suivies;
    •    le remboursement des traitements;
    •    les action de l'AFEM (Association Française pour l'Etude de la Ménopause) qui a joué un rôle promoteur et fédérateur essentiel depuis 20 ans.

Cependant, comme la contraception, le THS ne constitue pas une obligation mais reste un choix offert aux femmes qui le souhaitent ou en ont besoin.